NBA : Pourquoi les Phoenix Suns seront en playoffs cette saison ?

Le titre peut faire sourire à première vue, et c’est bien normal. Comment la pire équipe de la NBA la saison passée, avec seulement 21 victoires en 82 matchs, peut-elle faire partie du top 8 de la conférence Ouest ? Statistiquement, les chances semblent quasiment nulles, pourtant, du côté de l’Arizona, il pourrait se tramer une saison inattendue…

Un mélange entre jeunes pousses…

La stat’ est évoquante : sur les 16 joueurs qui composent l’effectif des Suns version 2018-2019, 12 ont connu 5 saisons ou moins dans la grande ligue. Plus encore, 5 d’entre eux découvriront la NBA cette année. Ça peut paraître inquiétant, mais quand on voit l’attitude de jeunes joueurs comme Devin Booker (22 ans), qui a scoré au moins 30 points à 19 reprises la saison passée, ou Josh Jackson (21 ans) qui performait sur une moyenne de 19 points et 6 rebonds après le All-Star Break, on peut envisager un baby-boom à la Talking Stick Resort Arena.

…et joueurs expérimentés

Pour encadrer les petits jeunes fougueux, quelques joueurs expérimentés font l’affaire. En plus de Tyson Chandler, qui entame sa 4ème tournée avec les Suns, des globe-trotters qui n’ont plus grand chose à prouver niveau NBA ont rejoint l’aventure. C’est le cas de Trevor Ariza et Ryan Anderson, tout droit arrivés de Houston, ainsi que de Jamal Crawford, le vétéran aux 18 saisons NBA. 4 joueurs donc, que l’on peut qualifier d’expérimentés, et qui ne manqueront pas de remettre les idées en place des petits jeunots, sur et en-dehors du terrain.

Le tanking qui fait du bien

Enfin, la Draft 2018 des Suns a été particulièrement productive cette année encore, avec un premier choix obtenu grâce au traditionnel tanking arizonien. Résultat, quatre rookies se sont engagés avec les violets, dont le très attendu DeAndre Ayton qui a impressionné l’année passée à l’université locale avec les Wildcats d’Arizona – et dont les highlights de son premier match de NBA sont à voir ci-dessous.

Les Suns ont également obtenu Mikal Bridges, drafté en 10ème position par les Sixers et ensuite tradé contre Zhaire Smith drafté par Phoenix, George King en 59ème position et, COCORICO, le meneur Français de 20 ans Elie Okobo qui a réalisé des prestations monstrueuses l’année dernière avec Pau-Lacq-Orthez. Encore une bonne raison d’espérer voir les Suns au top de leur forme.

Avec tous ces éléments mis en avant, on pourrait alors se demander quel est l’obstacle principal à Phoenix pour une accession aux playoffs ? L’arrivée d’un nouveau coach, le serbe Igor Kokoskov, champion d’Europe avec la Slovénie en 2017, et qui devient accessoirement le premier entraîneur européen de l’histoire de la NBA, vient parapher cette inter-saison folle. La concurrence est rude à l’Ouest, mais les Suns n’ont pas du tout la pression, et la phase de reconstruction est en route. Quoi qu’il arrive, si les Suns n’iront pas en playoffs, on aura tout de même la satisfaction de s’être levés à 3 heures du mat’ pour voir enfin du sexy dans l’Arizona. Sea, sex and Suns est en marche…

@plcnhugo

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