« Sauver ou périr », hommage au courage des pompiers

« Sauver ou périr », le nouveau film de Frédéric Tellier, sort ce mercredi 28 novembre dans toutes les salles françaises. L’équipe du Pépère News a eu la chance d’assister à l’avant première qui s’est déroulée le vendredi 9 en compagnie de l’équipe du film. 

Franck (Pierre Niney) est prêt. C’est un peu son travail d’ailleurs, être prêt. A peine le temps d’enfiler sa combinaison et d’attraper son casque, il saute dans le camion où son équipe l’attend déjà. Il est pompier, Franck. Il sauve des vies. Il en a sauvé tellement qu’il pense ne jamais avoir à l’être à son tour. Mais voilà qu’en voulant gagner du temps pour permettre à ses hommes de sortir d’une maison qui menace de s’écrouler, il est gravement brûlé.

Avec l’aide de son infirmière (Chloé Stefani), il va désormais devoir apprendre à vivre avec les terribles séquelles physiques et psychologiques que lui a laissé son accident. Et réapprendre à vivre « comme avant », lorsqu’il vivait encore de sa vocation de pompier.

Le film étudie aussi en profondeur l’évolution de la relation entre Franck et sa femme Cécile (Anaïs Demoustier), qui se voit particulièrement marquée et mise à l’épreuve par le terrible évènement.

Un film qui a demandé beaucoup de travail de recherche et d’immersion

Tout d’abord inspiré par différents faits divers, Frédéric Tellier a finalement choisi de réaliser un film sur le monde des pompiers afin d’en montrer toute la profondeur. Pour que son oeuvre reste la plus réaliste possible, le réalisateur a envoyé ses acteurs au plus proche de l’action, les plongeant dans le quotidien des pompiers et des grands brûlés.

Pour son rôle, Pierre Niney a dû passer près de 4 mois auprès de la brigade des pompiers de Paris. Il a ainsi suivi le régime de vie strict des brigadiers, faisant les mêmes exercices physiques, et parfois même en partant en intervention avec eux.

Anaïs Demoustier, Chloé Stefani et lui ont aussi passé beaucoup de temps au service hospitalier des grands brûlés. Là-bas, ils disent avoir appris énormément. Cette expérience leur a permis de mieux comprendre le milieu des accidentés et du handicap, leur proposant une nouvelle vision, un nouveau regard sur les autres. Ils se sont tous rendus compte avec ce film de la précarité de la vie et des possibilités qu’elle nous donne à tous : “ On peut tous être victime ou sauveur”.

Chloé Stefani s’accorde avec ses collègues pour dire que dans les hôpitaux comme dans la caserne, ils ont découvert “les gens derrière la fonction, l’humain”.

Pompier, plus qu’un métier, une passion

Frédéric Tellier nous offre une belle mise en perspective de ce que les pompiers peuvent ressentir, que ce soit en tant que volontaire ou professionnel. L’adrénaline, la passion, le courage, le dévouement, la peur, la tristesse, l’altruisme, le soutien  et tant d’autres.

Dans le rôle de Franck, Pierre Niney n’en rajoute pas, on pourrait même penser qu’il a fait ça toute sa vie. Les émotions transmises et partagées représentent presque à la perfection le quotidien de ces hommes et femmes qui risquent leur vie au profit des autres.

Mais ce chef d’oeuvre montre aussi l’envers du décor des pompiers qui, sans le soutien de leur famille, ne pourraient pas faire ce qu’ils font. Ainsi, le réalisateur met en lumière la vie quotidienne des pompiers que l’on connait peu.

Lors de l’avant première, il n’ y a eu que des retours positifs. Cependant, le témoignage d’un pompier a fortement ému le public : « Quand je pars en intervention, parfois je me dis que je ne reverrai plus ma famille ». Après ça, difficile de ressortir de la salle sans être parcouru de frissons.

On ne pourra jamais réellement  comprendre ce que l’on ressent quand on fait ce métier. Mais ce film permet toutefois de prendre conscience de son importance.

Pompiers ou pas, ce film est à voir !

Matthias Colboc, Mathilde Lopinski et Kilian Bigogne