Cinéscope #2 : Harry Flingueur

Nous vous proposons d’entrer dans la DeLorean pour vous replonger dans le passé et vous présenter ces films qui nous évoquent d’innombrables souvenirs et qui ont fait l’actualité de l’époque. Comme l’a dit un philosophe des temps modernes : « Maman disait toujours, la vie c’est comme une boîte de chocolat on sait jamais sur quoi on va tomber… » Et bien, sur quels chefs d’oeuvre du 7ème art êtes-vous tombés cette semaine ? Embarquement immédiat !

Cinéscope#2 : Harry Potter à l’école des sorciers & Les tontons flingueurs

Harry Potter : Un grand classique éternellement magique

J’étais tranquillement dans mon lit, je feuilletais comme à mon habitude mon fidèle Picsou magazine quand soudainement je reçus une notification sur mon téléphone : « hé mec va voir la story de Capucine sur insta ! » . Je m’exécutai et je découvris, non sans stupeur, un message qui me laissa pantois « Après 19 ans d’existence, je découvre enfin Harry Potter »… Dès cet instant, j’eu l’envie de vous faire part de la place qu’a le monde des sorciers dans ma vie et à quel point il est important de faire vivre le mythe de Poudlard pendant des générations encore !

Le 5 décembre 2001 (woowww le coup de vieux) les français découvrent le petit garçon à la cicatrice dans les salles obscures. Chris Columbus était aux commandes pour adapter le premier volet de la saga mondialement connue de la désormais légendaire J.K Rowling… Et le succès fut immédiatement au rendez-vous puisque Harry Potter à l’école des sorciers a totalisé 9 470 090 entrées rien qu’en France ! Personne n’aurait pu prédire que les petites bouilles de Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson nous suivraient pendant un long chemin !

Les aventures de l’orphelin vivant au 4 Privet Drive et partant pour l’école de sorcellerie dirigée par l’incroyable Albus Dumbledore feront chavirer les cœurs de millions d’enfants et fera naître une des plus grandes communautés de fan : les PotterHead .

Ce qui fait la force de cette saga c’est sans aucun doute que tous les enfants se sont vus grandir à l’écran en même temps que Harry & co… Ces films ont le pouvoir de faire jaillir dans nos esprits des rêves magiques et exceptionnels que tout enfant des années 2000 a forcément eu un jour ! Qui n’a jamais voulu attraper un vif d’or en chevauchant un Nimbus 2000 flambant neuf ? Qui n’a jamais rêvé de déguster une bonne bière au beurre avec ses copains après un cours de défense contre les forces du mal ? Qui n’a jamais rêvé de faire la cour à la sublime Hermione Granger ? Et par dessus tout qui n’a jamais rêvé de caresser la longue barbe blanche d’un vieux monsieur à lunettes habillé en robe ? (ah bon je suis le seul ?)

L’enfant ayant survécu au plus grand des mages noirs a le pouvoir d’être immortel. Quelque soit votre âge, lancez-vous dans l’aventure et laissez-vous stupefixier par toute cette belle bande de sorciers ! Une fois que vous aurez commencé, vous ne pourrez plus décrocher ! Sans même l’utilisation d’un philtre d’amour, vous tomberez sous le charme, c’est un aller sans retour !

Avec la sortie récente des Animaux fantastiques 2 et la mise en ligne sur la plateforme Netflix de toute la saga, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas enfiler votre cape de sorcier et laisser le choixpeau vous placer parmi une des 4 maisons ! Et n’oubliez pas : « on dit leviosa pas levioosaaar » !

Les tontons flingueurs : Venez boire un coup !

Avec l’arrivée de noël, de la neige et de l’ambiance chaleureusement familiale qui commence à nous envahir, nous nous replongeons plus facilement dans nos souvenirs d’enfance. Souvenirs d’après- midi devant la télé à contempler les, ô combien choyés, téléfilms de M6 bien sûr ; mais aussi souvenirs des repas de famille, des fins d’après-midi qui mélangent sieste, rire et eau de vie. Si comme moi, vous avez aussi ce genre de souvenirs, je ne doute pas qu’un jour, un oncle, un grand-père ou une cousine un peu éméchée vous a lancé de l’autre bout de la table « Tu sais, les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! » et ce jour là, peut-être que vous aussi, vous avez invité à vos repas de famille Les Tontons Flingueurs.

C’est le 27 novembre 1963 que la grande équipe Ventura, Blier, Blanche, Lefebvre débarque sur les écrans français menée par le tandem que forment Michel Audiard et George Lautner d’après une œuvre de Simonin.

Aujourd’hui, 55 ans sont passés, et pourtant !

On pourrait croire que la formule est dépassée : une guerre de clan dans le Paris des années 60 pour la conquête d’un héritage, rien de bien fabuleux en somme. Le thème est connu, il s’inspire largement des films noirs américains de l’époque et joue entre scènes de pure action et réunions stratégiques. Pourtant, le récit est marqué par la prose d’Audiard, l’éloquence de Lino Ventura et Bernard Blier, jouant respectivement « Tonton Fernand » et Raoul Volfoni, se mêlant avec charme au franc parler, à l’argot, à la langue verte comme on l’appelle. Les Tontons Flingueurs ont fait naître dans le cœur des français un peu plus d’amour pour leur langue. Les mots d’Audiard peuvent tout se permettre, ils dansent et se balancent au service de l’humour, de la colère parfois et de l’ivresse, surtout. Plus ils sont entendus, répétés, déclamés, plus ils prennent de la puissance et gagnent de la richesse. Ils deviennent un souvenir presque commun, on se plaît à les citer dans les lieux publics en espérant échanger un regard complice avec celui qui, dans la foule, reconnaîtra la verve, esquissera un sourire ou terminera notre phrase.

Mal accueilli par certaines critiques de l’époque qui prônent le cinéma de la jeunesse, de la nouvelle vague avec des réalisateurs qui mettent à l’écran des visages qu’on connaît bien de nos jours comme Belmondo, Deneuve ou Bardot, le film se veut authentique et amical. Nos truands ressemblent alors plus à une bande de copains qui se retrouvent autour d’un film comme si c’était l’apéro du vendredi soir, qu’à des acteurs en recherche de gloire. C’est peut-être aussi pour cela que les tontons flingueurs sont devenus les copains des après-midis en famille et des soirées entre amis. Pour ça, et peut-être aussi pour la musique de Michel Magne, les quelques notes si reconnaissables qui précèdent chaque coup de poing, chaque « bourre pif » comme le disent si bien les frères Volfoni. Même si le bruit des pistolets évoque de nos jours plus le rire que l’effroi, Georges Lautner se surpasse pour rendre ses personnages toujours plus décalés de leurs rôles de voyou au cœur tendre, faisant apparaître un comique si naturel qu’on ne pourrait presque pas contester.

Alors, depuis 55 ans, Les Tontons Flingueurs sont vus et revus : adoptés ! Ils rentrent un peu plus dans le culte, dans le grand de l’histoire du cinéma français. Bien sûr, si personne ne vous a jamais parlé d’eux et qu’ils vous sont totalement inconnus, je ne peux que vous souhaiter de remédier à cela au plus vite. Pour ma part, j’ai pour ambition d’être un jour cette cousine un peu éméchée qui citera Audiard comme on cite un vieux pote et qui, je l’espère, invitera encore une fois Les Tontons Flingueurs à allumer des sourires autour de sa table.

NOUS ESPERONS QUE VOUS AUREZ ENVIE DE DECOUVRIR OU REDECOUVRIR CES FILMS…

A bientôt pour un nouvel épisode du Cinéscope by Julie Marty & Antoine Groch