La vie continue

Jetzt geht’s los

Mardi, il est 20 h, Strasbourg n’est plus que l’ombre d’elle-même, une attaque vient d’avoir lieu dans le centre-ville. Scheisse, ils ont osé, Stras et son marché ont été attaqués.

Bilan provisoire, 4 morts et 12 blessés.

Je ne vais pas parler et analyser le terrorisme, dire pourquoi il a fait ça, la sécurité était elle suffisante, dans quel monde on est etc…. Ce n’est pas à moi de le faire, et je n’en ai pas envie.

Triste et meurtrie depuis mardi, Stras a besoin de chaleur humaine et de continuer à vivre, l’Alsace et ses bretzels vous attendent et je vais vous montrer pourquoi.

Strasbourg, une ville si spéciale 

Strasbourg, c’est l’Alsace. Strasbourg c’est ses colombages et cette culture que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Strasbourg c’est bien sûr ses villages aux noms imprononçables. Enfin Strasbourg c’est aussi sa cathédrale, ses cigognes et son accent. Oui Strasbourg c’est tout ça, mais pas que. Je n’oublie pas sa gastronomie avec sa choucroute, son Baeckaoffe, son kougelhopf, ses bretzels et sans oublier l’inévitable Flammeküeche. 

Strasbourg en un mot, c’est schön.

Ces derniers jours Strasbourg n’est plus Strasbourg. Sans vous, se relever sera encore plus dur, alors n’hésitez plus, et ne laissez pas la terreur prendre l’âme de la capitale européenne, venez !

Le marché de Noël, une tradition supérieure aux dérives de la religion

Bon, passons aux choses sérieuses. Malheureusement l’attaque dont Stras a été victime est survenue lors d’une période si spéciale pour la ville et les strasbourgeois.

Le mois de décembre n’est pas un mois comme les autres, c’est le mois du marché de Noël. Ce marché est un symbole pour la ville, pour l’Alsace, mais aussi pour la France. C’est à ce symbole que le terrorisme a voulu s’attaquer, mais c’est avec ce même symbole que nous allons combattre le terrorisme. Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner était présent pour la ré-ouverture du marché de Noël vendredi. Ce dernier affirmait, avec le soutien de la mairie ainsi que de la préfecture, que c’était en se rendant au marché de Noël et en montrant que nous ne cédons pas à la peur qu’on vaincra le terrorisme. De plus, l’adjoint au maire Mathieu Cahn a indiqué que « Strasbourg doit reprendre vie » et notamment par le tourisme. 

Donc visiteurs, habitués ou non du marché de Noël, ne renoncez pas au Christkindelsmärik et ses fabuleux braedele. N’oubliez pas non plus d’allier vin chaud et baguette flambée tout en profitant des chants de noël. Enfin, ne ratez pas la place Kléber et son magnifique sapin tout en passant par la place Broglie et son mythique marché ainsi que l’ambiance traditionnelle de la Petite France .

Continuer de faire vivre ce marché, c’est rendre hommage aux victimes de l’attaque de mardi mais aussi montrer qu’on ne lâche pas le combat et que c’est toute une ville qui reste unie et soudée. 

Pour finir, en plus du marché c’est par le racing club de Strasbourg que tout une ville va rendre hommage à ses victimes.

Strasbourg-Nice : plus qu’un match, un véritable hommage

Le 22 décembre pour son dernier match de l’année, le RC Strasbourg accueillera une rencontre pour la première fois depuis le terrible attentat, qui plus est juste avant noël. Le stade de la Meinau recevra l’OGC Nice, un club qui a connu cette situation après l’attentat du 14 juillet 2016 et avait vu 87 personnes perdre la vie. Le premier match après ce drame avait eu lieu un mois après face à Rennes dans une atmosphère très spéciale, comme nous le raconte un de nos rédacteurs, présent ce jour la. « L’ambiance était très particulière, tout le monde était vêtu de blanc, loin du rouge et noir habituel. Les spectateurs n’étaient pas là pour un simple match de foot, c’était plutôt le rassemblement de tout un peuple, comme une famille, pour montrer que la ville et le club étaient plus forts que le terrorisme. Pendant la cérémonie d’hommage avant le match, il y avait un silence total. Je n’ai jamais vécu ça autre part, plusieurs minutes sans un bruit tandis que les noms des victimes étaient annoncés et qu’un grand ballon blanc montait vers le ciel pour chacune d’entre elles. Des milliers de personnes dans un hommage sincère et des frissons pendant plusieurs minutes sans pause. Dès le coup de sifflet, les chants des supporters revinrent pour montrer qu’il y avait une vie après tout cela. Le premier chant, et qui revint souvent pendant la soirée, fût chanté par tout un stade : « Daesh, Daesh on t’enc**e ». La victoire niçoise et la joie des supporters ce soir-là montra à tous que nous étions plus forts que ces évènements tragiques, unis, même avec ses adversaires d’un match, contre la même horreur et pour la vie que nous aimons tant » . La ville de Strasbourg rendra donc un hommage similaire dans quelques jours, une occasion d’écrire une nouvelle page et de montrer la solidarité de tout un peuple. Et connaissant la fidélité et l’ambiance qui règne au stade, aucun doute, cet hommage sera à la hauteur de l’évènement.

Un seul amour et pour toujours le racing club de Strasbourg.

Je tiens à remercier Edgar Groleau pour sa participation et son témoignage.

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