Notre top 5 des évènements politiques de 2018

Comme chaque décembre, la nostalgie gagne le monde entier. L’année touche à sa fin, et on essaye de se remémorer les meilleurs moments que nous avons pus vivre. Il faut dire que 2018 a été particulièrement riche en émotions. C’est pour cela que nous vous avons concocté un petit récapitulatif de ce qu’il s’est passé cette année. Voici notre top 5 des événements politiques de 2018.

5/ Le rapprochement coréen

Officiellement en guerre depuis près de 70 ans, les deux Corées ont fait cette année un grand pas l’une vers l’autre, une première depuis la fin de la guerre, en 1953.

En février, la Corée du Nord a participé aux Jeux Olympiques qui se déroulaient chez sa voisine. Un premier pas vers une réconciliation ?

Durant le courant du mois de mars, deux sommets avaient été convenus. L’un entre Kim Jong-Un et Moon Jae-in le président Sud-Coréen. L’autre avec Donald Trump. Ces rencontres ont eu lieu respectivement en avril et début juin.

Entre temps, le président Nord-Coréen a annoncé l’arrêt des essais nucléaires et ses tests de missiles intercontinentaux.

2019 pourrait-elle être l’année d’un rapprochement encore plus important entre ces deux nations ?

Kim Jong-Un et Moon Jae-In à la frontière entre les deux pays

4/ L’affaire Khashoggi

Le mardi 2 octobre 2018, le journaliste Jamal Khashoggi est aperçu entrant au consulat d’Arabie Saoudite d’Istanbul. C’est la dernière fois qu’on le vit. Sa femme, restée à l’extérieur du bâtiment, donne l’alerte et contact le gouvernement turc.

Quelques jours plus tard, la Turquie affirme que le journaliste a été assassiné dans l’enceinte même du consulat.

Le 13 octobre, les États-Unis et un peu plus tard l’Europe mettent la pression sur Ryad et son prince Mohammed Ben Salmane pour connaître le fin mot de l’histoire. Cela ressemble de plus en plus à une crise diplomatique, la Turquie laissant fuiter des informations dans les médias.

Enfin, le 20 octobre, soit près de 3 semaines après la disparition de Jamal Khashoggi, l’Arabie Saoudite reconnaît la mort du journaliste. Selon elle, il serait décédé dans une rixe qui aurait mal tourné, avec plusieurs autres personnes.

Cependant, cette version est remise en question par la Turquie qui affirme que le journaliste a été étranglé.

L’Europe veut des réponses et, en attendant, l’Allemagne a déjà arrêté ses ventes d’armes à l’Arabie Saoudite.

Le journaliste Jamal Khashoggi

3/ L’affaire Benalla

Le 18 juillet 2018, Le Monde révèle qu’Alexandre Benalla, alors chargé de mission à l’Élysée, a frappé un manifestant le 1er mai lors d’une manifestation. Il portait alors un casque des forces de l’ordre et a agit au milieu des CRS, alors qu’il ne possédait d’aucun droit légal pour intervenir.

Le 20 juillet, il est licencié par l’Élysée et est mit en garde à vue.

Deux jours plus tard, après l’ouverture d’une information judiciaire, il est mis en examen pour « violences volontaires ».

Dans cette affaire, d’autres personnes ont été auditionnées par l’Assemblée nationale et/ou le Sénat comme Gérard Collomb, alors Ministre de l’Intérieur, Patrick Strzoda, directeur du cabinet d’Emmanuel Macron ou encore Michel Delpuech préfet de police de Paris.

Alexandre Benalla

2/ Les élections présidentielles brésiliennes

Homophobe et sexiste pour certains, nostalgique de l’ancienne dictature militaire pour d’autres, Jair Bolsonaro a été élu président de la première puissance sud-Américaine le 28 octobre 2018.

La campagne électorale brésilienne a été mouvementé : des fake-news ont touché les candidats et leur parti, surtout le principal opposant à Bolsonaro, Fernando Haddad.

Jair Bolsonaro affirmait que le Parti des travailleurs pratiquait un  « endoctrinement des plus jeunes à l’homosexualité » à travers des livres distribués dans les écoles dont celui de Zep, « Le Guide du zizi sexuel ». Cela s’est révélé être une fake-news, jamais ces livres n’ont été donné à des écoliers.

Pour sa part, Jair Bolsonaro s’est fait poignarder un mois avant le premier tour en pleine rue, ce qui lui a paradoxalement permis de remonter dans les sondages.

D’autres violences entre sympathisants des deux camps ont éclaté, entraînant parfois la mort.

Selon plusieurs experts, jamais le Brésil n’avait connu une campagne aussi mouvementée et violente.

Jair Bolsonaro a donc été élu avec plus de 55% des voix aux second tour face à Fernando Haddad.

Jair Bolsonaro

1/ Les gilets jaunes

Après les bonnets rouges et avant les shorts bleus – on ne sait jamais – voici les gilets jaunes.

Comment ne pas finir ce top sans parler de ce mouvement social né en France en cet fin d’année, pendant le moi d’octobre, non structuré, avec des revendications diverses et divisant la population.

Au début, ce mouvement se crée autour des hausses des taxes sur les carburants décidées par le gouvernement. Des routes, des ronds points, des péages sont donc bloqués durant les premiers rassemblements.

Ensuite, les revendications deviennent de plus en plus larges, les facteurs sociaux et fiscaux rentrent en jeu. Les gilets jaunes souhaitent avoir un pouvoir d’achat plus important, certains se sentent abandonnés par le gouvernement et l’État, surtout dans les campagnes.

C’est aussi la figure même du président de la république qui est montrée du doigt, les contestataires s’en prennent à Emmanuel Macron et à son comportement qu’ils jugent méprisant.

À partir de la fin novembre et ce jusqu’à aujourd’hui, les gilets jaunes se retrouvent à Paris pour manifester, les « Actes » se suivent et se ressemblent. Manifestations pacifistes d’une large majorité de gilets jaunes et violences d’une minorité, soutenus par des groupes extrémistes.

Le 5 décembre, Emmanuel Macron annonce finalement que la hausse des taxes sur les carburants n’aura pas lieu en 2019.

Publicités