Disney en 2019

Disney

2019 est une année prometteuse pour le cinéma. Rythmée par de grands événements comme le retour de réalisateurs de renom (Scorsese ou Tarantino), l’avènement de grandes franchises (Avengers Endgame et Star Wars 9) et de grands moments culturels (la fin de Game Of Thrones)… Avec toutes ces belles promesses, ce sont les studios qui se frottent les mains, notamment le plus gros du monde, et celui dont on va parler aujourd’hui, Disney. Une année qui promet de battre des records, preuve que, pour la firme aux grandes oreilles, l’horizon est beau.

Glass (le 16 janvier) :

L’année commence fort avec la conclusion de la trilogie de Shyamalan (Sixième sens et Split). Initiée en 2000 avec Incassable, la saga est revenue, à la surprise générale, avec Split, film confirmant le retour en grâce de son réalisateur. J’en profite pour vous conseiller The Visit, film à suspens en quasi huit-clos, dérangeant et intelligent. Les premiers retours du box-office sont bons mais sans plus, en deçà des résultats des deux opus précédents. Les bonnes critiques devraient tout de même faire perdurer le film.

Ralph 2.0 (le 13 février) :

Nouveau dessin animé des studios après un premier opus drôle et efficace. En voyant les précédentes suites réalisées, on a de quoi trembler… Cependant, on a la véritable impression que Disney veut faire les choses bien plutôt que de capitaliser sur un public déjà conquis. Les premiers retours sont bons et le succès est déjà presque acquis.

Captain Marvel (le 6 mars) :

Premier film super héroïque de l’année, Captain Marvel va vraiment faire office d’apéritif en attendant le plat Endgame. Pressé de revoir Samuel L. Jackson dans un vrai rôle (destiné en ce moment à de vagues apparitions dans le MCU). Peu d’attente mais un box office assuré par l’empreinte implacable du MCU.

Dumbo (le 6 mars) :

On commence les remakes live avec ce film réalisé par le mal aimé Tim Burton (Sleepy Hollow, Sweeney Todd). Au vu de la bande annonce on en retire une chose : si vous n’aimez pas Tim Burton, vous n’aimerez pas ce film. Peut-on espérer avec ce film un retour en grâce du réalisateur comme a pu le faire Shyamalan ? Rien n’est moins sûr.

Avengers : Endgame (le 24 avril) :

LE gros morceau de cette année, attendu comme le messie par les fans de super héros, et avec curiosité pour les amateurs après un très bon Infinity War (qui rappelons-le à rapporté plus de deux milliards de dollars devenant le 4ème plus gros succès de tous les temps). Le budget y est, les acteurs aussi. Plus qu’à espérer un scénario digne de ce nom et des scènes toujours plus spectaculaires. Est-ce que ce film surpassera le précédent ? Est-ce qu’il sera une conclusion satisfaisante à toutes ces années super-héroïques ? Disney peut changer la donne, peut prendre des risques et donner une fin à tous ces arcs commencés il y a maintenant plus de dix ans.

Aladdin (le 22 mai) :

Suite des remakes de l’année avec Aladdin de Guy Ritchie (Snatch, Sherlock Holmes). Un réalisateur très talentueux dans un projet mystérieux mais déjà critiqué. On le sait, le réalisateur british a, depuis quelques années, des problèmes avec le box-office de ses films qui se cassent constamment la figure malgré la qualité et l’originalité de ses long-métrages. Aurait-il besoin d’une petite souris pour se ramener les spectateurs ? Certainement. Mais pourquoi donc faire un remake de ce classique qui n’en a pas besoin ? Pour l’argent. Ira-t-on le voir ? Oui.

Toy Story 4 (le 26 juin) :

Pourquoi faire ce film lorsque le 3 apportait une conclusion absolument parfaite à la saga culte ? Pour l’argent. Est-on hypé parce que c’est Pixar et qu’ils ne font (presque) jamais de mauvais films ? Oui. Ira-t-on le voir ? Oui

Le Roi Lion (le 17 juillet) :

Je préfère prévenir : mon objectivité s’arrête dans ce cas présent. Un casting de rêve, une musique de fou, un réalisateur que j’apprécie (malgré toutes les critiques) et, surtout, mon Disney préféré. Que faire quand on sait qu’un projet n’a que pour seule ambition de ramener de l’argent sur la nostalgie des gens, mais que ça marche et qu’on apprécie ? Et bien on donne son argent et on profite. Il n’a suffit que de quelques secondes de bande annonce pour m’apporter les frissons (j’ai eu les poils quoi !)

Artemis Fowl (le 21 Août) :

Certainement le seul projet risqué de cette année. Les livres sont très sympa et l’univers est cool, mais il s’agit malheureusement du modèle typique du Disney live qui se casse la figure. J’espère me tromper, mais je pense que ce sera le moins bon score de Disney cette année.

Demain est à nous (le 25 septembre) :

Documentaire de Disney, projet encore inconnu dont on attend encore une annonce de casting.

La Reine des neiges 2 (le 20 novembre) :

Troisième suite de dessin animé de cette année après l’énorme événement culturel qu’était devenu le premier volet. Pas grand fan du premier opus, je n’en attend pas grand-chose mais pas de doute : futur carton des studios et nouvelle occasion de vendre des figurines et robes de princesses à n’importe qui.

Star Wars Episode IX (le 18 décembre) :

Après un bon épisode VII et un décevant épisode VIII qui prenait trop de risque, JJ Abrams revient suite à l’éviction de Colin Trevorrow (Jurassic World… C’est pas plus mal qu’il parte). Tout ce qu’il avait pu installer dans le VII avait été détruit ou abandonné par le VIII, il aura donc la lourde tâche de conclure cette nouvelle trilogie de belle façon (et en faisant oublier le cuisant échec de Solo). On a confiance mais on croise les doigts quand même. Seulement, une chose est certaine : la réussite au box-office de ce film.

Après avoir fait ce résumé, on s’aperçoit d’une chose, si on enlève les remakes et les suites il ne reste que deux films sur douze : les deux seuls réels risques au box-office. Ça en dit long sur notre société non ? On se plaint du manque d’originalité mais en même temps c’est ce qu’on va voir. Avec tous ses rachats de studios, Disney prend toujours plus d’ampleur au fil des années. L’ombre des grandes oreilles plane à toute sorties de films. On est en droit de craindre une surabondance de produits Disney qui perdraient leurs saveurs d’unicités et leurs propres personnalités. Peut-on faire confiance à Disney pour laisser la liberté nécessaire aux réalisateurs et ne pas céder à la facilité ? Seul l’avenir nous le dira.

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