Pourquoi les « vegans » ont tort de s’attaquer aux boucheries

Depuis plusieurs mois, les attaques de « vegans » sur les boucheries, poissonneries, et autres fast-foods se sont répétées dans la métropole lilloise. Que ce soit des jets de faux sang, des vitrines brisées ou encore des tags dénonçant le spécisme, ces attaques sont devenues insupportables pour les commerçants et la crainte monte.

En juin 2018, la CFBCT (Confédération Française de la Boucherie, boucherie-Charcuterie, Traiteurs) a fait parvenir une lettre à Gérard Collomb alors ministre de l’Intérieur demandant la protection des commerces par le gouvernement. La Confédération critique des actes exercés que les malfaiteurs soient masqués ou à visage découvert.

Les boucheries, mauvaise cible

En effet les boucheries sont plutôt à protéger. Je m’explique… Si on veut s’inscrire dans une logique de respect des animaux, d’hygiène, d’éthique, attaquer des commerces n’est certainement pas la meilleure option. Et d’ailleurs, la violence n’est jamais le bon choix. Si malgré tout je me mets dans la peau d’un militant vegan un peu extrémiste et animé par un mépris envers les producteurs de viande, j’éviterai de m’attaquer aux artisans bouchers ou autre charcutier-traiteur. Car oui les bouchers sont des artisans, ils ont le mérite de tenir face à la grande distribution, aux géants de l’industrie. L’artisanat français fait partie de notre patrimoine et il faut le préserver et même le favoriser lorsque l’on peut le faire.

Alors vous les « vegans » qui luttez contre la maltraitance animale et contre l’exploitation des animaux si vous voulez vous faire entendre, vous feriez mieux de vous concentrer sur les abattoirs ou les fermes à production intensive dans lesquelles l’efficacité prime sur l’éthique ou l’hygiène. Vous le faites déjà et vous devriez continuer dans ce sens. Cela est beaucoup plus efficace et de telles opérations sont mieux vues par le public qui va prendre conscience, ou non, de l’impact de la consommation de viande sur l’environnement par exemple. En revanche, si vous fracassez la vitrine de la boucherie du coin, gare à vous, tous les retraités du quartier pourraient vous tomber dessus !

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