Que se passe-t-il en Algérie ?

Abdelaziz Bouteflika, ce nom vous dit sûrement quelque chose. En effet, cela fait longtemps que l’on entend parler de lui. Pour cause, lorsqu’il est arrivé au pouvoir, la plupart des rédacteurs du Pépère News n’étaient pas nés !

C’était donc le 27 avril 1999 et depuis il n’a pas lâché son poste. Le problème ? Bouteflika fêtera ses 82 ans le 2 mars et a passé plus de 19 ans à la tête du pays. Les Algériens vivent aujourd’hui dans un pays dirigé par un homme très âgé, qui a de nombreux soucis de santé mais qui refuse de quitter son poste. Il est en effet candidat à sa propre réélection le 18 avril prochain. Quand on sait à quel point il a survolé les dernières élections, on est en droit de s’inquiéter. De ses quatre mandats, il n’a jamais eu besoin d’aller au second tour. Son pire score date de sa première élection en 1999 avec « seulement » 73,8% des voix et il a même atteint en 2009 plus de 90% des suffrages. C’est louche…

Alors comme on pouvait s’y attendre, le peuple a exprimé son mécontentement et ces derniers jours de nombreuses manifestations ont éclaté partout dans le pays. Ce week-end encore, de nombreuses manifestations auront lieu à Alger. Plusieurs dizaines de milliers d’algériens (presque autant que nos chers gilets jaunes !) se sont déjà rassemblés depuis le début du mouvement et marchent ensemble sans leader, sans violence, seulement pour la démocratie. Car oui celle-ci est bafouée par Bouteflika, la corruption et le clientélisme qui rongent l’Algérie. Le pays traverse une importante crise sociale.

Seulement, lorsque l’on parcourt El Moudjahid, l’un des médias contrôlé par l’État, les manifestations n’existent pas. On peut y lire quelques papiers pro-Bouteflika, des informations concernant les élections en elles-mêmes, ou encore des sujets sur l’économie du pays. Bouteflika et son gouvernement nient.

Après ce résumé de la situation et en attendant de nouveaux rebondissements, on peut souhaiter un bon rétablissement à Bouteflika. On ne va pas lui souhaiter le contraire quand même, mais on va aussi lui souhaiter une bonne retraite, faut pas déconner. Concernant le peuple algérien, on espère qu’il continuera à se battre pour sa souveraineté et que ces manifestations aboutiront à quelque chose.