Formule 1 : Preview du Grand-Prix d’Australie

Près de 5 mois après le cinquième sacre mondial de Lewis Hamilton, la Formule 1 reprend ses droits ! Comme chaque année, la saison débute à Melbourne en Australie, un circuit qui devrait permettre de lever quelques interrogations concernant le championnat.

Nombreux sont les doutes à l’approche du premier départ de l’année. Si les essais de pré-saison effectués à Barcelone ont permis aux écuries d’affiner leurs réglages et de réaliser quelques performances de référence, les certitudes sont loin d’être établies. Charles Leclerc sera-t-il en mesure de se mêler à la lutte pour le titre mondial ? Red Bull va-t-il gagner son pari avec son nouveau moteur Honda ? Ricciardo et Renault ou encore Räikkönen et Alfa Romeo pourront-ils accrocher quelques podiums ? Lewis Hamilton continuera-t-il sur sa lancée de 2018 ? Autant de questions qui annoncent une saison passionnante et haletante. Le lever de rideau n’a jamais été aussi imminent, embarquez dans le cockpit pour une rapide présentation du championnat 2019.

La grille 2019 :

  • Mercedes :

Lewis Hamilton (#44) : double champion du monde en titre, le Britannique semble au sommet de sa forme et de son art. S’il dispose d’une voiture à la hauteur de ses qualités, il sera une nouvelle fois très difficile à battre.

Valtteri Bottas (#77) : sans doute l’un des grands perdants de la saison 2018, Bottas aura à cœur de se racheter et de redorer son blason chez Mercedes (lui qui est mis sous pression par la nomination du français Esteban Ocon comme troisième pilote au sein de l’écurie de Brackley)

  • Ferrari :

Sebastian Vettel (#5) : l’Allemand avait tout pour glaner le titre en 2018, mais ses erreurs à répétition en deuxième partie de saison ont plombé ses rêves de grandeur. Revanchard, Seb devra également faire face à son coéquipier Charles Leclerc dans sa quête d’une cinquième couronne mondiale.

Charles Leclerc (#16) : véritable révélation en tant que rookie la saison passée, le Monégasque nourrit les espoirs les plus fous après sa nomination au poste de second pilote chez la Scuderia. Sa fougue et sa fraîcheur pourraient bien créer la sensation en 2019.

 

  • Red bull :

Max Verstappen (#33) : le Néerlandais a tout d’un champion du monde en puissance, aucun doute là-dessus. Mais la véritable interrogation réside dans la fiabilité du nouveau moteur Honda qui sera équipé sur sa monoplace. Sa mécanique lui permettra-t-elle de décrocher le Graal ?

Pierre Gasly (#10) : un défi intéressant en cette saison 2019 pour celui qui s’est vu propulsé dans le deuxième baquet de Red Bull après la signature de Daniel Ricciardo chez Renault. Le tricolore joue désormais dans la cour des grands et ne devra pas rester dans l’ombre de Verstappen.

  • Alfa Romeo :

Kimi Räikkönen (#7) : le doyen de la grille retrouve l’écurie de ses débuts avec pour objectif de l’aider à confirmer son bon travail effectué en 2018. « Iceman » semble en mesure de ramener Alfa Romeo sur le podium grâce à son expérience et sa science de la course.

Antonio Giovinazzi (#99) : première saison complète en F1 pour l’Italien. Il devrait acquérir de l’expérience au côté de Räikkönen après n’avoir roulé que très peu la saison dernière.

 

  • Renault :

Daniel Ricciardo (#3) : sa signature chez Renault en a surpris plus d’un, cependant l’Australien pourra mettre ses qualités hors pair au service de la marque française. Le défi de ramener Renault sur le devant de la scène semble grand mais ne fait pas peur à l’un des rois du dépassement en F1.

Nico Hülkenberg (#27) : “Best of the rest” en 2018, « Hulk » aura certainement moins de pression cette année puisqu’il évoluera dans l’ombre de Ricciardo. De quoi lui permettre de se libérer et de réaliser quelques gros coups ?

 

  • Racing Point :

Sergio Pérez (#11) : « Checo » de son surnom sera une fois de plus la figure de proue de l’ex-écurie Jordan. Son caractère bagarreur devrait nous donner de nouveaux jolis duels à suivre en milieu de peloton. Un pilote qui « fait son taf ».

Lance Stroll (#18) : l’illustration même du pouvoir de l’argent en F1. Si l’on s’en tenait à ses stricts résultats, le Canadien n’aurait pas eu de baquet cette saison. Mais papa est passé par là et a racheté l’écurie Force India. Il sera intéressant de voir si Stroll réalise de bonnes performances avec une voiture très correcte cette année.

  • Haas :

Romain Grosjean (#8) : insaisissable Grosjean, capable du meilleur comme du pire. Après une saison 2018 mouvementée qui a vu sa place au sein de l’écurie américaine menacée, le turbulent Français (impliqué dans de nombreux accrochages) cherchera à continuer sur sa belle lancée de fin de saison.

Kévin Magnussen (#20) : en termes de comportement en course, Magnussen pourrait être le frère de Grosjean tant il peut être performant comme prendre des décisions absurdes (Suzuka 2018, Leclerc s’en souvient encore…). Mais le Danois s’est fait sa place chez Haas et sera présent dans les luttes de milieu de grille.

  • Toro Rosso :

Daniil Kvyat (#26) : pour son retour en F1 (il y avait piloté entre 2014 et 2017) le Russe voudra sans doute faire mieux, lui qui avait été licencié par Toro Rosso (déjà) avant la fin de l’exercice 2017. Il faudra surveiller ses manœuvres parfois alambiquées qui risquent de pimenter les duels au sein du peloton.

Alexander Albon (#23) : le premier des 3 rookies présents cette saison aurait initialement dû piloter en Formule E. Mais le manque de pilotes du côté de Toro Rosso lui a permis de se glisser dans un des baquets de l’écurie filiale de Red Bull. 2019 lui donnera la chance de se faire connaître davantage.

  • McLaren :

Carlos Sainz (#55) : le fils de l’illustre pilote de rallye Carlos Sainz Senior voit sa carrière prendre un tournant avec cette signature chez McLaren. Solide et fiable, l’Espagnol remplace son mentor Fernando Alonso et voudra incarner le renouveau de l’écurie de Woking.

Lando Norris (#4) : pétri de talent, le rookie Britannique au format de poche (1,70m, 64kg) incarne le présent et le futur de McLaren. A lui de montrer qu’il dispose d’épaules suffisamment solides pour sa première saison dans la reine des catégories.

 

  • Williams :

Robert Kubica (#88) : les interrogations concernant le Polonais vont bon train. Très bon metteur au point et technicien, sera-t-il en mesure d’obtenir de bons résultats sur la piste compte tenu des séquelles de son accident de rallye de 2011 et des difficultés actuelles de Williams ? Quoiqu’il en soit, le comeback de Kubica animera le paddock cette saison.

George Russell (#63) : à l’instar de Lando Norris chez McLaren, cet autre rookie ne manque pas de talent. Sa première saison en F1 chez Williams lui permettra d’engranger de l’expérience dans une écurie en petite forme ces derniers temps.

 

Le circuit :

Long de 5.3km, l’Albert Park de Melbourne comporte 16 virages : 10 virages à droite et 6 à gauche donc. Les pilotes devront accomplir 58 tours sur cette piste où la qualité du châssis est primordiale. Le tracé du circuit, entre piste permanente et tracé urbain, ne favorise pas spécialement les dépassements car il est plutôt facile pour les pilotes de défendre leurs positions. Mais la nouvelle réglementation mise en place par la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) concernant les ailerons avant des monoplaces se veut favorable aux manœuvres. Les pilotes chercheront à mettre à profit les 3 zones DRS (« Drain Reduction System », système de réduction de la traînée de la voiture utilisable si le concurrent se trouvant devant est à moins d’une seconde lors du passage dans la zone de détection du DRS) du circuit pour tenter de se dépasser aux virages 1, 3 et 13. Ils devront veiller à ménager leurs pneus sur une piste où la température est souvent élevée en raison du climat australien.

L’édition 2018 :

  • Pole position : Hamilton en 1’21’’164
  • Podium : 1er Vettel (Ferrari) / 2nd : Hamilton (Mercedes) / 3ème : Räikkönen (Ferrari)
  • Meilleur tour en course : Ricciardo en 1’25’’945
En 2018, Sebastian Vettel avait triomphé en Australie devant Lewis Hamilton et son coéquipier d’alors, Kimi Räikkönen

Les pronostics de la rédaction :

Pour le Grand-Prix d’Australie :

Léo : « Au vu des essais de Barcelone, j’ai l’impression que Ferrari a un temps d’avance sur le reste du peloton en termes de maniabilité et de vitesse. Du coup, je pense que Vettel partira en pôle position et gagnera la première manche du championnat si sa mécanique ne le trahit pas. Au risque de ne pas paraître très original, je vois Hamilton second et Leclerc sur la troisième marche du podium. »

Thomas : « Pour ce week-end en Australie, étant donné l’impression dégagée par Ferrari et sa SF 90, la pôle semble promise à l’écurie de Maranello et je pense que Vettel la décrochera grâce à son expérience. Par contre, pour la victoire en course, je vois bien la fougue et la jeunesse de Charles Leclerc faire la différence et lui permettre de s’imposer, lui qui sait prendre de très bons départs. Je pronostique un doublé Ferrari avec Vettel sur la deuxième marche du podium tandis qu’Hamilton se classera troisième. »

Pour la saison :

Léo : « Pour moi, Hamilton sera de nouveau champion du monde cette année. Le natif de Stevenage est certainement le meilleur pilote en qualifications et sait tirer le meilleur de sa voiture, même quand elle ne semble pas adaptée au circuit (on se rappelle de sa performance stratosphérique à Singapour en 2018). Il est en pleine confiance et bénéficie d’une équipe dévouée à sa cause. En revanche, je pense que Ferrari raflera le titre de champion du monde des constructeurs car la paire Vettel – Leclerc semble très solide pour ramener de nombreux points chaque week-end à Maranello. »

Thomas : « Il est compliqué de se projeter dans la saison, surtout que des avancées technologiques arriveront en cours de route. Je vois tout de même un nouveau duel entre Hamilton et Vettel pour la couronne mondiale. Leclerc me semble encore juste pour gagner le titre dès cette année. Je pense que Vettel sera champion du monde car sa saison 2018 lui aura permis d’apprendre de ses erreurs. L’Allemand possède une grosse expérience en tant que quadruple champion du monde. Sa monoplace étant l’une des meilleures du plateau à l’heure actuelle (au vu des tests de Barcelone), elle devrait lui permettre de s’imposer. Côté constructeurs, je mets une pièce sur la victoire de Ferrari qui pourra s’appuyer sur ses deux pilotes de talent. Le duo Vettel – Leclerc semble plus dangereux que celui de Mercedes (Hamilton – Bottas). »

Les horaires :

  • Qualifications : samedi matin à 7h00
  • Course : dimanche matin à 6h10 (vous l’aurez compris, il faudra mettre son réveil ce week-end…)

Crédit photo : site officiel du championnat du monde de Formule 1 https://www.formula1.com/en.html

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